vendredi 21 janvier 2011

Du bain moussant, de la sidérante flemme et des troubles de l'attention



C’est une question de support. Non en fait, on s’en cogne du support, je méprise les formalistes. Surement parce qu’ils savent faire des choses qui me dépassent. Les gens qui ont une super calligraphie, les filles qui savent se faire des super chignon, avec les épingles tout ça… Je fus une recluse du club pourtant très ouvert des petites filles qui font des crocodiles en perles. Tu me diras, qu’importe, j’aime bien aller chez le coiffeur, et les croco chez moi, c’est seulement en orange et en Birkin (tête à claques). C’est une affirmation timide, voir de très mauvaise foi, que la forme est une excuse pour faire du creux, un cache misère charmant, de la poudre aux yeux pailletée.

La joliesse s’atteint par le support, jusque là tout est clair -Oh la belle succession d’affirmations qui ne sortent de nulle part mais la joliesse, je laisse ça aux paresseux, aux jouisseurs empressés et aux bonheurs trop évidents. Concentrons nous sur ce qui satisfait plutôt que ce qui contente. Toujours cette obsession de la réussite par l’effort, je m’auto gave parfois, souvent. Prenons un exemple, monsieur Bergson est un mec plutôt brillant, qui estime que « l’inspiration est un état d’âme musical ». Et bien je ne veux pas partager mes playlists avec monsieur Bergson, ça à l’air assez effrayant. Parce que, bien entendu, je ne suis pas écrivain, j’y travaille, ça viendra peut être, mais on en est encore loin, cependant, je pense pouvoir affirmer que les moments où les mots sortent tout seuls sont plus proches d’un état nerveux et fébrile que clair et légers. « L’inspiration est un état d’âme violent et exigent » dixit moi même. On développera un autre jour, je veux dormir.


on écoute: Florrie - Left too late

2 commentaires:

  1. J'aime beaucoup le contraste entre la conclusion de cet article ("je veux dormir"), et l'article précédent !

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  2. Je dirais que le flottement provoque le beau, cet instant où tout est flou et pourtant si clair, cet instant où notre cerveau et toutes ses petites connexions électriques changent et que l'on ne voit plus rien de cette manière. Le temps y es suspendu et c'est dans ces moments que le beau est le plus présent. Tu dis que l'inspiration est violente et exigeante l'inspiration pour moi es plus une douce torture, la recherche du mot juste, de l'intention sublimée, de la perte de soi. Je dis probablement des conneries, n'étant pas inspiré ce soir

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