samedi 29 janvier 2011

Mange, prie et pénalise


C’est marrant comme parfois, le monde s’arrête de tourner. Le temps se suspend quelques jours, quelques semaines. « Marrant », le terme ne me plait pas, il ne veut rien dire. C’est juste un mot fourre tout, j’insiste sur cette dimension. Il paraitrait que la vie, c’est ce qui se passe quand on est en train de faire autre chose, type attendre l’ascenseur. Est ce que la vie des autres, c’est ce qui se passe quand tu es à la bibliothèque toute la semaine à compulser des pages de cours ? Je ne vais pas chouiner, geindre, faire étalage de ma souffrance, ce n’est pas le cas, en fait j’aime assez cette bulle. Juste pas trop longtemps.

La raison est toute simple : ça réduit le champ de ce qui est important à une pile de polys. Et c’est aussi le genre de période où ce grand vide, et de facto ce grand espace de méninges disponibles permet de réévaluer certaines attentes, certains désirs, certains points d’attaches. Certaines choses se clarifient ces jours ci, se confirment plutôt. C’est peut être juste une tempête (tropicale) dans un verre d’eau, mais ça précise certains ressentis. Le temps suspend son cours et la neutralité de tout évènement extérieur laisse champs libre.


on écoute: j'ai vu Somewhere la semaine dernière

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