mercredi 2 novembre 2016

Blogging from second star to the right and straight on 'til morning



Je n'ai pas activé le freinage d'urgence. Pas pris le petit marteau rouge, celui avec la pointe bizarre, et puis brisé la vitre de sécurité et tiré sur le levier. Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma faute. C'est à cause de ce week-end de 4 jours. Le temps d'arrêt a été brutal et prolongé, mais sans la douceur des vacances ou le délais préalable pour planifier une fugue récréative. 

Et puis des tonnes de trucs à faire. Bosser un peu, écrire beaucoup, de longs moments seule chez moi à marteler le sol en chuchotant, en tonnant, en marquant des rythmes bizarres, souvent en tapant un stylo contre la surface la plus proche. J'ai même retrouvé mon métronome, a côté d'une boite de colophane ronde, rouge, très entamée. Et puis raconter des trucs aux murs, quelque part entre des piles de livres, de la musique incohérente et des morceaux de films.

Mais il y a une image tenace dans tout ça. Une impression de distance qui n'est perçue que maintenant, dans ce moment de respiration, de pause. Comme si le rythme courant, soutenu, saccadé, en flux tendu, entrainait un détachement tenace, une perception du flot d'événements tout pile un peu trop loin. C'est l'image de Peter Pan et son ombre qui se fait la malle au grès de ses caprices, qui refuse de rester collée à ses pieds. Tout est un peu froid et un peu flou. Alors, pour conjurer, je frotte mes pieds l'un contre l'autre en me répétant doucement "je suis réelle". 

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